3 décembre 2009
Pour le MR bruxellois, il n’y a plus de politique des transports en commun à Bruxelles
Pour le MR bruxellois, il n'y a plus de politique des transports en commun à Bruxelles, plus de feuille de route avec des objectifs clairs à moyen terme. Alors que la gestion des transports publics démontre de plus en plus l'incompétence du Gouvernement PS-cdH-Ecolo, celui-ci a préféré de coûteuses opérations «gadget».
C'est ce qu'ont affirmé jeudi Didier Gosuin, le chef de groupe MR au Parlement bruxellois, et Willem Draps, également Député bruxellois et Bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre.
Les deux élus de l'opposition ont souligné qu'avant les effets de la crise financière qui a éclaté au second semestre 2008, la même majorité bruxelloise n'avait pas atteint les objectifs qu'elle s'était fixés en 2004: pas de réduction de la pression automobile globale, échec coûteux de la mise en place d'un réseau de bus de nuit et du plan de restructuration du réseau de trams et bus de la STIB que le gouvernement régional quasi identique au précédent a décidé de revisiter.
Et il y a, en plus, l'aggravation consécutive aux opérations «gadget» très coûteuses telles que le projet de rénovation de la Place Rogier qui, en cas de réalisation, engloutirait quelque 60 millions d'euros. C'est beaucoup plus que les 50 millions d'euros de l'accord de coopération Beliris avec le gouvernement fédéral dont l'équipe de Charles Picqué tente jusqu'ici en vain d'obtenir la réorientation vers l'achat de nouveaux véhicules pour la STIB, a commenté Willem Draps.
«La situation ne s'est pas améliorée avec le nouveau gouvernement Picqué. J'observe qu'il n'y avait toujours pas d'accord sur les objectifs du plan Iris 2 des déplacements, ni de volonté claire de faire progresser l'option métro sur l'axe Nord-Sud, faute de convergence idéologique qui n'est que de papier,» a déclaré le Député-Bourgmestre MR.
De surcroît, les crédits prévus pour les travaux d'infrastructure dans les travaux publics ont diminué de 22%, ce qui va freiner l'amélioration du réseau de transport public.
Des lignes de trams rapide (94 et sur le boulevard Léopold 3) seront achevées sans que les trams ne puissent y circuler, l'une parce que la STIB ne recevra pas d'argent pour aménager un terminus temporaire; l'autre parce qu'elle n'aura pas les moyens de l'exploiter autrement qu'en ligne de service vers son dépôt de Haren.
«Il n'y a pas le choix: pour renverser la vapeur, la majorité doit se faire à l'idée de partenariats public-privé, qu'elle s'est obstinée jusqu'ici à refuser, pour faciliter les investissements dont les transports publics d'une capitale digne de ce nom ont besoin,» ont déclaré les deux élus MR.
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